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Bienvenue sur La Piquouse de rappel

Blog politique, blog citoyen, blog satirique et de résistance de Chartres, Lucé et de l’agglomération chartraine

La Piquouse de rappel est un blog de résistance contre les abus de pouvoir commis par les potentats, surtout locaux. Il doit servir à relayer votre expression et vos coups de gueule, en toute intelligence.

Espace d'impertinence, la Piquouse de rappel a également vocation à devenir un espace de propositions alternatives à la pensée politique unique. Les échéances électorales approchent. Alors, osez !

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28
août
2008
9:45 am
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5ème acte : de Charybde (Lebon) en Scylla (Lemoine).

C’est le miracle politique de la décennie : Georges Lemoine était politiquement mort, David Lebon a réussi à le ressusciter !
Comment le suppléant trentenaire de l’ex-député Vallet, ex-président du MJS national, licencié en histoire et cependant conseiller en développement économique dans la communauté d’agglomération du Plateau de Saclay (dans l’Essonne, évidemment présidée par un socialiste…) a-t-il réussi cet exploit tragique pour la gauche chartraine ?
Après la mise hors-jeu de Françoise Vallet, l’avocate Sandra Renda, tombeuse de Gorges devant le conseil constitutionnel et dans un procès en diffamation, possède toutes les qualités de compétence et de militantisme pour être la candidate unique de toute la gauche. Mais pas question pour le PS chartrain de se ranger derrière celle qui a été récemment exclue du parti à cause de son soutien apporté à Bernard Farion.
C’est la preuve qu’il préfère SON INTERET particulier à l’intérêt général de la Gauche…

Qu’importe que la circonscription soit officiellement dévolue à une femme, c’est un sport très prisé au PS que de violer souvent sa règle… David Lebon se retrouve naturellement investi par à peine quatre dizaines de militants socialistes, fait, comme Vallet en 2007, capoter l’union de la gauche et, cerise sur le gâteau, provoque l’intrusion de Lemoine dans la campagne…
Tout est parti de l’élection cantonale de Chartres Sud-Est de mars 2008. Un canton conquis par Lemoine en …1973, le premier de tous ses mandats et aussi le …dernier. Obsédé par les records - il pointe à 106 années cumulées de représentation du peuple -, Lemoine compte rempiler.
Projet contrarié par David Lebon, le petit gars de la Madeleine, qui défie le doyen dans son fief. Au premier tour, le vieux socialiste devance de justesse le jeunot. Lequel a l’impudence de se maintenir au second pour faire gagner l’UMPiste Elisabeth Fromont, bras droit de JPG.
Vous avez compris ? En se présentant à la législative partielle, Lemoine veut tout simplement faire payer à Lebon l’affront cantonal de mars.
Le plus drôle, c’est que dans les deux scrutins précités, Lemoine s’est porté candidat contre Lebon sans passer par la sélection interne au PS. Forcément,  vous vous dites qu’il a été exclu, comme Farion… Que nenni. Au PS 28, on se dit que l’ancien sous-ministre pourrait bien représenter l’avenir du parti…

Fin


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28
août
2008
7:13 am
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L’association CAP 21 a déposé cet été auprès du Conseil d’Etat un recours en annulation du décret instituant le fichier Edvige. Voici un extrait de ce recours :

Ils démontreront tout d’abord que l’article 1 autorise le ministre de l’Intérieur à mettre en œuvre un traitement automatisé et des fichiers de données à caractère personnel intitulés EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) ayant pour finalités, en vue d’informer le Gouvernement et les représentants de l’Etat dans les départements et collectivités :

1. De centraliser et d’analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au Gouvernement ou à ses représentants pour l’exercice de leurs responsabilités ;

2. De centraliser et d’analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ;

3. De permettre aux services de police d’exécuter les enquêtes administratives qui leur sont confiées en vertu des lois et règlements, pour déterminer si le comportement des personnes physiques ou morales intéressées est compatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées.

Que ces dispositions portent atteinte gravement aux libertés publiques et qu’elles ne pouvaient en toute hypothèse pas être instaurées par décret mais par la loi ; qu’elles sont donc entachées d’incompétence.

Ils démontreront en second lieu que ces dispositions sont prises en violation de la loi du 6 janvier 1978 dans la mesure où elles organisent le fichage de toutes les responsables politiques, associatifs et syndicaux sans aucune limite et sans aucune justification tirée d’une menace directe à l’ordre public.

Ils démontreront qu’elles portent atteinte aux principes de liberté politique définis par la convention européenne des droits de l’homme ; qu’en particulier, l’enregistrement de données fiscales et patrimoniales ou encore concernant l’environnement de la personne sont incompatibles avec la liberté politique indispensable au fonctionnement démocratique.

Ils démontreront que ces données sont consultables par :

- les fonctionnaires relevant de la sous-direction de l’information générale de la direction centrale de la sécurité publique, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur central de la sécurité publique ;

- les fonctionnaires affectés dans les services d’information générale des directions départementales de la sécurité publique ou, à Paris, de la préfecture de police, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur départemental ou, à Paris, par le préfet de police. ; que compte tenu de la réorganisation de ces services, l’usage de ces fichiers sera largement couvert par le secret défense, excluant a priori tout contrôle ce cet usage.

Les exposants démontreront qu’il s’agit là d’une atteinte inouïe aux libertés publiques parfaitement injustifiée et entachée a minima d’erreur manifeste d’appréciation.

La totalité du recours est consultable en cliquant sur ce lien. Le décret instituant Edvige est consultable sur cette page.


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27
août
2008
7:31 am
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4ème acte : les trahisons de Vallet.

2006 : les socialistes Françoise Vallet et Bernard Farion accordent leurs ambitions pour les prochaines échéances électorales. Vallet jure au vice-président de la région Centre qu’elle vise uniquement la députation et qu’elle le soutiendra comme tête de liste municipale chartraine.
17 juin 2007, 2ème tour de la législative, il manque seulement 59 voix à Vallet pour faire chuter le sortant UMP Jean-Pierre Gorges, cependant qu’elle est majoritaire dans la ville de Chartres. Or, son adversaire a usé de méthodes déloyales pendant la campagne. La logique voudrait donc que la socialiste conteste l’élection devant le conseil constitutionnel. Mais elle hésite à cause du caractère aléatoire de la procédure et du risque d’apparaître comme une mauvaise perdante, alors que la mairie lui tend les bras en mars 2008… Le recours intempestif effectué par un collectif de militants de gauche perturbe la stratégie de Françoise Vallet, oblige intellectuellement cette dernière à déposer le sien, à contre-cœur et à l’extrême limite du délai légal.
Le 29 novembre 2007, sur la base de quatre mémoires juridiques rédigés par l’avocate Sandra Renda, proche de Bernard Farion, le conseil constitutionnel annule l’élection de Jean-Pierre Gorges pour « manœuvres » et provoque la tenue d’une élection partielle début 2008.
Le problème, c’est qu’entre temps, Françoise Vallet a succombé au chant des sirènes de quelques courtisans l’implorant de se présenter comme première des socialistes à la municipale de Chartres en concurrence de Bernard Farion. Le 5 octobre 2007, dans un remake du duel de l’année précédente entre Vallet et Santerre, les militants socialistes chartrains choisissent la femme plutôt que l’homme, à 41 voix contre 22. Farion se sent trahi. Avec lui toute la gauche locale quand Françoise Vallet, qui avait auparavant gravé dans le marbre son opposition au cumul des mandats, déclare qu’elle veut devenir …député-maire de Chartres.
Certes, le 3 février, elle remporte la législative partielle, mais ensuite, les catastrophes s’enchaînent : elle viole sa parole de militante « anti-traité européen simplifié » en votant le traité de Lisbonne à l’Assemblée nationale ; elle est laminée à l’élection municipale du printemps 2008 à cause de son refus d’accepter un partenariat équitable avec les autres familles de gauche, sans oublier la candidature dissidente et vengeresse de Bernard Farion ; coup de grâce le 26 juin 2008 : le conseil constitutionnel l’invalide et la déclare inéligible au motif qu’elle a bénéficié d’avantages directs ou indirects pendant la campagne électorale législative de la part du PDG de l’hypermarché Leclerc de Luisant…
la Piquouse résume pour les nuls : fin 2007, la gauche avait toutes les cartes en main pour bouter Gorges hors du pays chartrain, le PS a tout fait capoter…

A suivre l’acte 5 : de Charybde (Lebon) en Scylla (Lemoine).


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27
août
2008
6:59 am
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26
août
2008
6:04 pm
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Message à l’adresse des impatients qui ont commencé à harceler les rédacteurs de L’Aiguillon : qu’on se le dise : L’Aiguillon n°84 sera en vente à partir du jeudi 11 septembre, pendant l’entre-deux-tours de la législative partielle…

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26
août
2008
7:07 am
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Acte 3 : Vallet double Santerre.

2001 : Françoise Vallet, catégorie « société civile » sur la liste Ory, entre au conseil municipal à la faveur de la démission anticipée de la lemoiniste Maryse Chériot. Cette ancienne professeur d’allemand (comme Lemoine) profite de l’effacement de Pascal Ory et du manque de cohésion de l’opposition municipale pour tisser sa toile, notamment en se hissant à la présidence de l’association Réagir pour Chartres.
En 2002, lors d’une opération Portes Ouvertes organisée par le PS, Vallet se fait littéralement jeter hors du siège socialiste de la rue de la Clouterie par Brigitte Santerre, une obscure apparatchik socialiste proche de Laurent Rabaté et manœuvrée par lui pour prendre le contrôle du PS chartrain après la déconfiture du clan Lemoine. Simplement, Santerre a senti le danger que représente la nouvelle donne Vallet et sa stratégie d’entrisme.
En mars 2004, à la cantonale de Chartres Sud-Ouest, dans un contexte très favorable pour la gauche, Brigitte Santerre conquiert le fauteuil du conseiller général-maire-sénateur UMP Gérard Cornu. Le tremplin idéal pour une candidature à la législative du printemps 2007 dans la 1ère circonscription d’Eure-et-Loir que le PS réserve à une femme. Egalement pour son coach Rabaté qui rêve de revanche municipale personnelle.
Pendant ce temps, Françoise Vallet travaille dans l’ombre avec ses réseaux. Elle prend sa carte au PS et surfe sur la vague Royal gonflée par les nombreux nouveaux adhérents à 20 euros. Sans le soutien de Laurent Rabaté, débarqué en 2005 de son poste de patron du PS 28 au profit du très influençable Patrick Dubourg, Brigitte Santerre est finalement devancée par sa rivale (31% contre 69%) lors du vote des militants en juin 2006.
Flouée et terriblement aigrie, Santerre rompt avec ses premières amours socialistes et, par esprit de vengeance, entreprend un flirt avec la majorité de droite au conseil général…

A suivre l’acte 4 : les trahisons de Vallet.


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25
août
2008
7:29 am
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Acte 2 : l’erreur de casting.

1995 : Georges Lemoine rempile pour son quatrième mandat consécutif de maire. Le mandat  de trop. Car, depuis 1993, la situation financière de la ville est gravement détériorée à cause d’un laxisme impardonnable. L’étendue des dégâts, notamment l’endettement considérable, est révélée publiquement en septembre 1996 par un rapport de la Chambre régionale des comptes.
Laurent Rabaté, nouvel adjoint aux finances, est chargé de réaliser le plan d’austérité drastique. Bordelais d’origine, Rabaté  a débarqué à Chartres une décennie plus tôt comme stagiaire de l’ENA. Ce magistrat de la Cour des comptes, agrégé de russe, fan de Bruce Springsteen (ce qui le classe définitivement dans la catégorie des gens de qualité) a le charisme de Buster Keaton. Pour autant, il est un remarquable technicien maîtrisant ses dossiers municipaux.
A l’entame du mandat précédent (1989-1995), Lemoine a fait miroiter à son adjoint aux travaux la place de dauphin. Mais au moment où le scandale financier éclate au grand jour, Rabaté a le malheur de piquer une grosse colère contre son mentor. Ce dernier ne lui pardonnera jamais.
En 1998, une nouvelle fois touché par le cumul des mandats, Lemoine échange son poste de maire avec celui de son 1er adjoint Jean-Louis Guillain. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à tirer les ficelles.
A l’automne 1999, il provoque la stupeur chez bon nombre de militants socialistes en désignant Pascal Ory comme son héritier pour l’élection municipale de 2001. L’adjoint à la culture de l’époque a beau être un éminent historien universitaire, la greffe ne prend pas avec l’électorat de gauche chartrain. De surcroît, inspiré par Lemoine, Ory commet la double erreur de maintenir Rabaté sur la touche et de refuser de travailler avec l’association rénovatrice et alternative Energies Citoyennes.
Ajoutez l’usure et l’inertie du pouvoir municipal, vous obtenez tous les ingrédients pour fabriquer la défaite de mars 2001.

A suivre l’acte 3 : Vallet double Santerre.


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24
août
2008
7:46 am
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Incroyable ! Journalistes et politiques perdent la mémoire. Et quelle mémoire ! Dans son édition du 22 août, la Rep’, relatant les travaux dans l’ancienne préfecture d’Eure-et-Loir sise rue Collin d’Harleville qui menace de s’écrouler, indique qu’en ce lieu, le préfet Jean Moulin accueillit les envahisseurs allemands en …juin 1939, une date à laquelle la guerre n’était même pas déclarée !
Au moins aussi inquiétant, dans son principal document de campagne législative partielle, David Lebon affirme que Gorges fut « député jusqu’à son invalidation en septembre 2007 ». En réalité, le conseil constitutionnel a annulé l’élection gorgienne le 29 novembre suivant…

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